49.

de nos viles mésaventures j’abhorre la vibration jamais la musique d’infini à l’heure du doux pays dont tu n’as pas idée le fier tempérament de l’or s’échappe de la chute des os nul ne se doute alors de la réjouissance de nos cœurs laborieux la vieille peau des mots de velours allume les doux autrefois…

48.

tu tires le bonheur de ma poitrine en triomphe la fronde des roses fait trembler la coupe pleine de mon hémorragie la pulsation nocturne a livré sa proie après le lourd labeur l’amour passe dans ton regard envahit de nausée je suis la mémoire juste le portail du jour je suis la forme calée en…

47.

le ventre à la dérive je suis pleine de toi de ton foutre crémeux ton doux venin que j’avale aussi vite que de l’air la combustion liquide me déploie en arrière tu m’as jeté dans la tempête brûlée au fer bleu des soupirs d’un pays lointain tes doigts fouillent encore mon triangle noyé de tes…

46.

l’amour arrache doucement au lit les draps rabattus implacables drapeaux des convoitises ta queue bat ardemment en mon corps grand’ouvert je gratte doucement ma fleur incontrôlable j’ai la langue en chaleur mon corps soudain aveugle je vais seule je vais nue et trempée je suis de nulle part mon cuir frissonne sous la charge dure…

45.

je suis pleine de ta convoitise mais je peine toujours à me livrer quand brille l’anxiété à tes lèvres je vais l’âme nue le front lourd de parrures des pendeloques à mon cou mon corps recouvert de guipure le feu me soulève pourtant la folie impérieuse plante en mon cœur ses yeux de bataille la…

44.

sous ma langue glissent les mots des chansons tristes des regards jaillissent d’autrefois ils ont la respiration rauque des lendemains vides je ne voulais que l’obscurcissement intérieur de nos corps en place le pas doux des baisers à l’amour claque pourtant dans ma tête ravissante je m’enroule à ton corps abrasif la parfaite cascade de…

43.

moi seule aime la belle saison des cloches en débris le léger fourmillement des os les branches cassées le bois fendu la grande bataille des corps tes mains fourrageant mon cul à la fête des Morts lorsque les dieux et le diable pactisent quand le vent souffle dans le ciel d’argent la délicieuse nuit de…

42.

l’amour que j’ai pour toi est comme le temps que l’on retient de toutes ses forces l’étrange rideau de nuit l’ombre sans avertissement la douleur aussitôt rhabillée un sanglot douloureux renverse mon ventre flétri mes longues pensées en croix mes hanches épaisses mon pas serré je ne me savais pas qualifiée pour l’amour je ne…

41.

mes os souples comme des valises oubliées la nuit je laisse aller les heures gluantes sur ma peau je suis fougères et branchages l’herbe grasse des murmures dans la désobéissance des plaines mon sang est de rouille mon corps de méthane et d’acides mon corps toxique mon corps amanite mon corps de survie vert-de-gris entraine…

40.

ma gorge sous ta guillotine c’est le bonheur électrique un picotement à l’intérieur de mes lèvres ma respiration prisonnière de tes longues caresses tes ergots de coq sur ma soie fragile tes baisers fléchettes empoisonnées de plaisirs les heures à souhaiter le couvre-feu le baiser de minuit la cascade de chaleur le désespoir qui fait…

39.

la jetée frissonne sous les nuages gris dans le trouble du kérosène lâché dans le ciel bas et moi je dresse des bûchers où brûlent les passions je jouis à ton corps défendant l’excitation sacrée battue à ma bouche toi tes sacoches à mes lèvres mon buveur d’encre bavard la folie a parfois le son…

38.

dans l’hémorragie qui précède la réconciliation la mort reconnue s’éloigne à grands pas toute honte bue la mort passe dans la haine de l’amour où étais-tu d’ailleurs quand elle m’a reconnu mon ange sa bouche explorant ma bouche ses mains fouraillant mon corps sous une pluie de hasards tu prends gite à mes lèvres arrachant…